Offre de stage 2015

Posted on: janvier 14th, 2015 by ola

« Construction d’un outil de dialogue sur les pollutions diffuses pour la mise en place des Zones Tampons Humides Artificielles »

Les structures d’accueil et d’encadrement :

 Lisode (LIen SOcial et DEcision – www.lisode.com) est une société coopérative et participative (SCOP) créée en 2008, indépendante (tous les actionnaires de Lisode y sont salariés), spécialisée en ingénierie des démarches participatives. Le cœur de métier de cette structure consiste donc à concevoir, mettre en œuvre et évaluer des démarches participatives dont la finalité est d’améliorer la gestion des ressources naturelles et des territoires, en y associant les acteurs concernés. Elle conduit ainsi des dialogues  multi-acteurs (des usagers aux décideurs) et multi-niveaux (du local au national) afin de construire des solutions consensuelles et durables.

Les activités de Lisode peuvent être divisées en trois branches : le service, la formation et la recherche. Ces activités se focalisent toutes sur le thème de la participation, mais elles se déclinent dans différents domaines, notamment la gestion de l’eau, l’agriculture, l’urbanisme et l’aménagement du territoire, ainsi que la gestion des espaces naturels, la gestion du risque incendie ou encore la gestion des pêches. Les projets de Lisode se situent aujourd’hui en France, au Maghreb, en Afrique sub-saharienne et en Amérique Latine, et sont financés par des acteurs publics (collectivités, services de l’Etat ou ministères), par l’Union Européenne, par des ONG ou encore par des bailleurs de fonds internationaux comme l’AFD.

 L’Unité Mixte de Recherche G-EAU (UMR G-EAU – www.g-eau.net) est une équipe de recherche pluridisciplinaire sur la gestion de l’eau créée en 2005 qui regroupe des chercheurs et personnels techniques de trois institutions de recherche, Irstea, Cirad et IRD, et de trois institutions d’enseignement, Supagro Montpellier, Institut Agronomique Méditerranéen et Agro-Paris-Tech. Aujourd’hui l’unité comprend environ 80 permanents, dont une cinquantaine de chercheurs et enseignants-chercheurs, et une trentaine de personnels technique et d’appui, accompagnés de 50 doctorants et post-doctorants.

La mission de l’unité s’inscrit dans le contexte français et international de décentralisation des politiques de l’eau depuis près d’une vingtaine d’années. Ces politiques en appellent à l’implication des parties prenantes (usagers agricoles, industriels ou urbains, services de gestion, administrations publiques, collectivités) dans leurs définitions et mises en œuvre. Il s’agit d’adapter leurs objectifs aux contextes locaux, de mieux coordonner les politiques sectorielles mais aussi d’élaborer des consensus sociaux sur les choix à opérer.

 

Pour répondre aux difficultés de mise en œuvre de ces politiques, l’UMR G-eau a fait le pari d’une recherche finalisée grâce à une approche multidisciplinaire de la gestion de l’eau, alliant les sciences techniques (hydrologie, hydraulique, agronomie) visant à analyser les processus de transferts et d’écoulement des eaux à différentes échelles, aux sciences humaines et sociales (économie, sociologie, sciences politiques, sciences de gestion) visant à comprendre le comportement des usagers de la ressource dans des contextes réglementaires et socio-économiques variés.

 Contexte du stage :

L’UMR G-EAU et Lisode collaborent avec l’unité Hydrosystèmes et Bioprocédés d’Irstea Antony sur des recherches appliquées portant sur l’amélioration de la qualité de l’eau en zone rurale par la mise en place d’infrastructures en sortie de réseaux de drainage : les Zones Tampons Humides Artificielles (ZTHA). Complémentaires à la réduction des produits phytosanitaires à la parcelle, ces aménagements visent à recueillir, à des périodes spécifiques, certaines molécules issues des traitements phytosanitaires, transférées par le biais du drainage, de manière à permettre leur dégradation naturelle avant qu’elles ne rejoignent les cours d’eau ou les nappes phréatiques. Une première expérience a été acquise récemment sur le site de Rampillon, où chercheurs, collectivités, associations, syndicats et profession agricole se sont concertés afin de réaliser plusieurs ZTHA. L’UMR G-EAU et l’unité Hydrosystèmes et Bioprocédés s’interrogent à présent sur les conditions de diffusion de la démarche sur d’autres territoires. Plus généralement, se pose la question de comment aborder le problème des pollutions diffuses sous toutes ses dimensions avec les acteurs concernées (agriculteurs, services de l’Etat, Agences de l’eau, etc.). Pour cela, une démarche expérimentale est mise en place. Elle repose sur l’analyse de l’étude de cas de Rampillon, sur la production d’un modèle systémique du problème des pollutions diffuses et sur la construction d’un outil de dialogue permettant de débattre de la question d’une façon interactive.

Profile du stagiaire :

L’équipe du projet cherche à recruter un stagiaire en master 2 ou stage ingénieur ayant de bonnes connaissances du contexte agricole français ainsi que des pratiques culturales des exploitations, notamment sur le volet utilisation des produits phytosanitaires. Cependant, le stagiaire sera amené à travailler sur une diversité de données (agronomiques, économiques et environnementales) et devra de ce fait être prêt à conduire un travail interdisciplinaire.

Objectifs et attendus du stage :

Le travail attendu par le stagiaire consistera en plusieurs étapes :

  • Recueillir des informations secondaires sur les pratiques d’usages des phytosanitaires (production d’une typologie des différentes stratégies existantes, de l’agriculture biologique à l’agriculture intensive), sur les mécanismes de transferts de ces pollutions et sur le traitement de l’eau potable, auprès de professionnels des secteurs concernées (producteur d’eau, conseillers agricoles, agriculteurs, firmes phytosanitaires, recherche publique…) ;
  • Réaliser des enquêtes de terrain complémentaires pour recueillir les données manquantes (en fonction des besoins) ;
  • Contribuer au développement et à la calibration d’un modèle dynamique qui intègre le fonctionnement des exploitations agricoles (en lien avec l’usage de produits phytosanitaires), la dynamique de transfert des pollutions diffuses dans la nappe (en fonction de différents scénarios) ainsi que le traitement de l’eau potable. Ce modèle sera systémique dans la mesure où il croisera données agronomiques, environnementales et économiques et permettra d’observer les dynamiques en jeu à différentes échelles ;
  • Ce modèle servira de base pour le développement d’un jeu de rôles permettant d’aborder la question des pollutions diffuses avec les différents acteurs concernés et de comparer diverses solutions techniques (réduction à la parcelle, infrastructures de dépollution…) ;
  • Le cas échéant (en fonction des avancées) test du jeu de rôles au sein du Groupe Technique Zones Tampons ;
  • Analyse critique et recommandations.

Le stage en pratique :

  • Stage de 6 mois localisé à Montpellier, dans les locaux de Lisode, société coopérative spécialisée en ingénierie de la concertation. L’encadrement sera réalisé en binôme par Lisode et l’UMR G-Eau.
  • Indemnisation conformément aux règles en vigueur
  • Déplacements prévus en France (IRSTEA d’Antony et terrain)

Contacts :

Pour plus de renseignement ou pour envoyez votre candidature, prière de vous adresser à Jean-Emmanuel Rougier : jean-emmanuel.rougier[a]lisode.com